lexique et termes de la maison écologique

Difficile de se retrouver dans les termes en matière de construction de maison dite « écologique », voici quelques définitions qui peuvent vous aider à clarifier vos idées...et peut être à mieux cerner la maison écolgique du futur, qui sera écologique et s’inscrira dans une dynamique de développement durable quelque soit la définition que l’on retient pour ces maisons.

Maison écologique ou écoconstruction : construction qui prend en compte par priorité la gestion des ressources eau, énergie, gestion des déchets au niveau de la conception et de la réalisation de la construction.
Maison positive : maison qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.
Maison passive : optimisation de la consommation d’énergie en captant les rayons du soleil, en isolant, pour minimiser les dépenses thermiques (plusieurs labels le premier niveau de tolérance 42 kwh/m2/an, le best 10 kwh/m2/an).
Maison bioclimatique : conception et construction qui tient compte par priorité du climat.
Maison biologique ou bioconstruction : conception et construction qui tient compte par priorité de l’occupant, étude du positionnement terrain, étude bioclimatique, choix de matériaux non agressifs, étude des volumes pour optimiser l’espace,
Maison basse consommation label Effinergie : conception pour consommer dans le neuf 50 kwh/m2/an et dans l’ancien 80 kwh/m2/an.
Maison NF option HQE : norme en relation directe avec le développement durable pour en savoir plus cliquer ici et pour en savoir plus.
Maison CREEE (construction respectant l’environnement et économe d’énergie) : norme mise au point dans le Périgord axée sur les performances thermiques et les matériaux sains.
Maison Feng shui : conception de l’espace intérieure réalisée qui répond aux principes de la pensée chinoise.

Chaque définition de maison ecologique, correspond à un élément de développement durable que l’on met en avant : la nature des matériaux utilisés, le positionnement de la maison dans l’environnement,  la performance de la gestion de l’eau et/ ou de l’air, mais l’élément qui prend la part la plus importante est sans conteste les performances en matière d’énergie compte tenu des coûts de consommation et de la pénurie du pétrole à moyen terme.

Amélliorer les performances sans renoncer au confort moderne, voilà l'enjeu de demain qui demande idées et créativité, c'est le défi des années futures pour la conservation de notre environnement et donc la protection de la planète.

Une maison écologique biologique se visite

Incroyable, en Angleterre cette maison écologique se visite le dimanche entre 10H et 17H. C’est une maison à la fois écologique et urbaine située dans le nord de Londres, dites plutôt “The Urbane Eco-House” . Le propriétaire des lieux souhaitait une vie saine à la ville.

Blog_immobilier__matzdorf_house

                   

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Les deux photos de Jeff VC

On peut parler d'écologie pour cette maison, du fait des matériaux utilisés :

- Des jardins à la fois sur le toit et le sol,
- Le bois est d’origine locale.
- Utilisation de bois recyclé pour le parquet.
- Lumière naturelle (puits de lumière et utilisation de briques de verre sur le côté sud de la maison)
- Toilettes suédoises à faible débit.
- Utilisation d’isolant Warmcel à base de papier journal 100% recyclé. Warmcel est un produit à base de fibre de cellulose traitée pour résister au feu, corrosion, vermine et moisissures.
- Utilisation de peinture écologique de marque ECOS sans solvant ou composant organique volatile (COV) et donc non polluante.

Pour en savoir plus  : http://blog.bmykey.com/immobilier/ecologie-matzdorf-house-a-londres/2007/243/

Que faire pour obtenir le label HQE ?

Dans l’élaboration de la norme ou label HQE, 14 rubriques appelées « cibles » ont été listées, elles reprennent des secteurs directement en lien avec les problèmes d’environnement :

1- le bâtiment dans son environnement (exposition par rapport au climat de la région,  au terrain, aux nuisances proches..), 2- les produits et procédés de construction (produits avec certification, fabriqués en local, démontables…), 3- les nuisances du chantier (pollution sonore, des sols, déchets, arienne…), 4- gestion de l’énergie (autour de l’isolation, des énergies renouvelables…), 5- gestion de l’eau (robinets éco, eaux de pluie…), 6- gestion des déchets domestiques (tri sélectif, compostage…), 7- gestion de la maintenance (facilité l’accessibilité pour les éléments demandant de l’entretien…) 8- confort hydrothermique ( confort d’hiver, mais également d’été…), 9- confort acoustique (cloisons, portes intérieures, bruit de VMC, 10- confort visuel (bon éclairage naturel, également sanitaires et WC…), 11- confort olfactif (qualité de la ventilation, de l’évacuation des eaux usées, 12- qualité sanitaire des espaces (vigilant sur l’humidité et les champs electromagnétiques…), 13- qualité sanitaire de l’air (limitation des taux de COV - composants organiques volatiles -…), 14- qualité de l’eau  (qualité de l’installation d’eau potable, ECS…).

A la lecture de ces différentes rubriques, on comprend tout de suite que ce label ne s’applique qu’aux constructions neuves. Il semblerait qu’il  y ait un label ou référentiel en préparation pour la rénovation de l’ancien.
Il est également clair qu’il n’est pas possible de respecter intégralement toutes les cibles pour avoir le label HQE, mais de respecter une grille minimum pour l’obtenir.

Voici les critères qui ont été établis pour prétendre faire labelliser son projet en maison HQE :

Ce qui doit figurer dans le cahier des charges :

30 points à récupérer dont 19 doivent obligatoirement être pris dans les cibles 3 ; 5, 4

6 points pris dans la cible 3 : chantier à faibles nuisances
Les points sont répartis de la façon suivante : (3 points)limiter le bruit en évitant le groupe électrogène, (2 points) limiter les poussières en arrosant , 1 point prévoir un parking pour une meilleure organisation,((2 points) limiter les pollutions de sol par décantation des laitances de ciments et rétention de produits dangereux, (4 point) gérer les déchets par un tri sélectif rigoureux, (2 points) réduire les déchets à la source par stockage soigneux  limitant la casse, ( 2 points) réduire les déchet à la source par choix de produits de produits avec emballages allégés, (3 points)  réduire les déchets à la source en commandant les produits industrialisés au plus juste.

3 points pris dans la cible 5 : gestion de l’eau
Les points sont répartis de la façon suivante :
(1 point) robinetterie à butée limitant le débit, (5 points) système de collecte des eaux pluviales avec récupération dans une cuve – s’il n’y a pas de cuve on obtient que 2 points.
2 à 3 points : gestion de l’eau pluviale sur la parcelle (puisards…)

10 points pris dans la cible 4 : gestion de l’énergie 
10 points de plus si la consommation énergétique est de 10% par rapport à la loi
1 point par 2% de gain : avec des murs mieux isolés que l’exigence de la RT de 2005
2 points pour les vitres ou éléments qui captent le soleil sans dégrader le confort de l’été.
2 points pour une ventilation simple
5 points pour une ventilation double flux (intérieur et extérieur)
5 points pour un chauffe-eau solaire produisant 50% de l’eau chaude
5 points pour utilisation de l’énergie solaire pour 20% des besoins en chauffage
5 points utiliser la biomasse ou le bois pour 20% des besoins en chauffage
5 points électricité d’origine photovoltaïque pour 20% des besoins
5 points électricité d’origine éolienne, hydraulique ou biomasse pour 20% des besoins
5 points pour pompe à chaleur géothermique ou air/eau couvrant 50% des besoins de chauffage.

On notera qu’il n’y a rien sur l’utilisation à proprement parlé des matériaux, donc utiliser des matériaux dits écologiques : torchis, chaux,  laine de mouton, verdure  ne donnent aucun point. Etonnant …

Par ailleurs, je suis étonnée que le nombre de points obligatoires pour le secteur de l’eau soit inférieur à la cible nuisances de chantier.
En effet, les nuisances de chantier ont une durée limitée dans le temps et pas la consommation d’eau, Etonnnant…

Cette norme ne fait pas l’unanimité chez les professionnels : les nuisances de chantier rebutent particulièrement les artisans
est ce que cette cible ne s’applique pas à des gros chantiers d’immeuble mis en œuvre par de grands professionnels du BTP ?.

Peut on traiter l’ensemble de l’habitat sur le même plan qu’il s’agisse de maisons individuelles ou de grands ensembles d’immeubles ?

D’autres labels ont été développés qui mettent l’accent sur certains éléments plutôt que d’autres… L’objet d’une autre note…

Des questions   à vous poser si vous avez un projet de maison HQE :
Quel est le coût supplémentaire d’une maison HQE ?
Il faut mettre le surcoût en face des gains de consommations sur plusieurs années et d’autre part, ce label donne t il droit à des crédits d’impôts particuliers ?

La norme ou label HQE (haute qualité environnementale) ?

La norme HQE a été mise en place en 1996 par le ministère de l’environnement de l’époque. Mais, cette norme ne commence à apparaître sur le terrain qu’en 2006. Un peu plus de 100 maisons sont en cours de réalisations avec  la norme HQE.

La norme est définie sur 4 secteurs avec 14 cibles

Ecoconstruction : choix des matériaux, produits de construction
Ecogestion : eaux, énergie,déchets d’activité, entretien.
Limitation d’effets negatifs sur les personnes en matière de confort : confort visuel, olfactif, acoustique, hygrométrique.
Limitation d’effets négatifs sur les personnes en matière de santé : qualité sanitaire de l’air, de l’eau, des espaces.

Au total une liste de 110 points sont répartis dans les 14 cibles.

Pour obtenir la norme HQE il faut retenir 30 points sur 110 qui doivent être  pris dans la liste des 14 cibles, dont 19 de ces points doivent être repris dans 3 cibles précises ( 6 nuisances du chantier, 10 gestion de l’énergie, 3 gestion de l’eau).    

Compte tenu de l’augmentation fulgurente (doublement en un an) du prix des carburants, du réchauffement climatique, et de la rareté de l’eau dans certaines régions,  les énergies renouvelables et l’eau sont au cœur de la norme HQE ; en effet vous obtenez 5 points si vous optez pour l’énergie renouvelable et 5 points pour un récupérateur d’eau à usage extérieur.

Cette norme a le mérite d’exister mais est complexe à mettre en œuvre… à suivre.

La maison en bois, effet de mode ?

Aujourd’hui en France, les constructions de maisons en bois restent encore marginales, et dans l’idée des gens, réservées à une certaine élite ou à des « bobos parisiens » en quête de design. Or dans de nombreux pays et notamment aux Etats-Unis, au Canada ou dans les pays scandinaves, les parts de marché des maisons en bois représentent plus de 60% du marché voir 90% pour les Etats-Unis et le Canada.

Les plus réticents diront que la construction de maison en bois est seulement un effet de mode qui ne durera pas, mais il y a fort à parier que ce ne soit pas le cas !

La construction de maisons en bois est en effet bien plus qu’un effet de mode, car elle s’inscrit dans une tendance générale. Les bienfaits de la maison en bois ne sont désormais plus à faire, et les idées reçues comme, une maison en bois brûle plus vite, elle coûte trop chère,… sont en train de disparaître. De plus ce matériau s’inscrit bien dans l’air du temps. De plus en plus de particuliers sont sensibles aux questions d’environnements et veulent jouer un rôle dans la préservation de celui-ci. Dans un monde où les gens sont de plus en plus stressés, ils aspirent au bien-être et le bois répond en partie à ce besoin.

Par ailleurs l’Europe et la France au niveau politique veulent également favoriser les constructions en bois avec pour objectif d’avoir une réduction de 50 millions de tonnes de CO2 d’ici 2010.

Au final, je ne pense pas que la maison en bois soit victime d’une mode passagère car elle bien plus qu’une « maison design », au contraire même je pense que c’est une construction d’avenir écologique et durable.

Louer une maison en bois :

Si vous souhaitez le temps d’une semaine ou plus vivre dans une maison en bois pour vous faire une petite idée sur les maisons en bois, cliquez sur la photo suivante… en plus le jardin est absolument merveilleux !

L'habitat de demain sera mobile" Véronique Willemin, architecte DPGL

Véronique Willemin, architecte DPGL et auteure de "Maisons vivantes" nous dresse le portrait de la construction alternative et de ses enjeux. (extraits)

Pourquoi avoir écrit "Maisons vivantes" ?

Simplement pour répondre à un besoin. Aujourd'hui les étudiants en architecture n'ont plus de références sur l'habitat alternatif.

Pensez-vous que les habitats occidentaux actuels correspondent à nos besoins ?

Non. Face au stress permanent, beaucoup d'entre nous sont séduits par un mode de vie différent, privilégiant un nouveau type de nomadisme. Partir avec sa maison sur la route, vivre dans une roulotte ou encore habiter au cœur même de la nature, ne sont plus des démarches marginales.

Est-ce réellement plus cher qu'une maison traditionnelle ?

Construire une maison atypique n'est pas forcément plus cher. Une maison en voile de béton est moins coûteuse qu'un habitat traditionnel. Et puis, il faut réfléchir sur la durée. Un habitat étudié pour ne consommer que très peu d'énergie, sera certes plus cher à l'achat, mais très rentable sur le long terme.

Est-il aujourd'hui possible de construire ce que l'on veut où l'on veut ?

En France, c'est impossible ! C'est dommage car nous avons des services de recherches géniaux, des nouveaux matériaux époustouflants, et on peut quasiment tout construire. Mais les autorités refusent l'évolution.

Existe-t-il d'autres projets d'habitats atypiques concrétisés sur le sol français ?

Tous les projets décrits dans "Maisons vivantes" ont été réalisés. Je pense notamment à Joël Unal, qui a réalisé en autoconstruction de 1973 à 2003, dans le sud de l'Ardèche, une maison en coque sur les plans de l'architecte Claude Hausermann-Costy

D'après vous, comment vivrons-nous demain ?

Je suis persuadée que l'habitat de demain sera très mobile, notamment pour des raisons professionnelles : on parcourt des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Sa structure sera souple, telle une seconde peau, une combinaison qui s'adapte à vous. Les maisons du futur ne consommeront plus d'énergies. Elles créeront elles-mêmes leurs lumières ou leurs chauffages. Ce seront des îlots autonomes.

Dossier réalisé par Lucie Paris-Legret

Source : le site http://www.linternaute.fr/femmes

Pour consulter le dossier en totalité cliquez ici

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    un livre a lire avant de renover ou de faire construire sa maison, il fait le tour de toutes les etapes , de la conception , à la réalisation attention: c'est à 80% du théorique, pour la pratique il faut voir ailleur. Vous saurez en tous cas de quoi vous parler en matiere de maison et pourrez contrer un mauvais entrepreneur !!

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