Quelle chance que ce long week-end de mai ! J’en ai profité pour reprendre la route du Pays de Loire, et visiter à nouveau le château de Chenonceau. Pas d’inquiétude à avoir. Même si ce château est à 300 kilomètres de Paris, Casanuts propose des offres de locations à la nuit, une occasion rêvée pour prolonger sa visite de la Touraine. Voici une sélection des gîtes et chambres d’hôtes que nous vous proposons comme hébergement à Chenonceaux.
Parmi la sélection de Casanuts, j’ai sélectionné deux annonces pour votre visite dans les châteaux de la Loire :
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Pour votre week end dans les châteaux de la Loire voici votre chambre d’hôtes à Chenonceaux | |
Votre gite pour passer quelques jours ou une semaine dans les châteaux de la Loire |
Un peu d’orthographe
Ah, vous avez remarqué ? Oui, Chenonceau (le château) a perdu son X. On dit que cela date de la Révolution : sa propriétaire d’alors, Madame Dupin, grand-mère de George Sand, en aurait décidé ainsi pour montrer la rupture du château avec l’Ancien Régime. Cette femme éclairée, proche de tous les grands philosophes de son temps, a également transformé la chapelle en réserve à bois pour la sauver des révolutionnaires. Cependant, ce ne sont pas les révolutionnaires que devaient craindre les vitraux, mais bien les bombardements de la Seconde Guerre mondiale !
Arrêt au Clos-Lucé et ailleurs
Sortie 18 de l’autoroute : Chenonceaux. Mais, si comme moi vous êtes quelqu’un d’insoumis, changez votre itinéraire et passez d’abord au Clos-Lucé, ce joli château donné par François Ier à Léonard de Vinci, en échange de la promesse de conversations quotidiennes. Le parc ne peut être visité que si vous voyez d’abord l’intérieur. Les grandes inventions reconstituées de l’Italien remplacent les fontaines et autres bibelots de décoration extérieure qu’on aurait pu s’attendre à voir dans un parc de cette étendue.
A Amboise, levez le nez et n’oubliez pas de lire d’abord nos notes sur le château de Chinon et de Blois avant de visiter ces autres bijoux de la Loire. Après tout, vous pouvez organiser votre visite dans l’ordre que vous voulez. Vous trouverez toujours un endroit dans les parages signé Casanuts, où vous reposez, que ce soit les chambres d’hôtes de Chinon ou les gîtes de Blois.
Le château de ces dames
A Chenonceau, la rivalité entre Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, et Catherine de Médicis, femme du roi, devenue régente autoritaire après la mort de celui-ci, se fait sentir partout : dans les jardins, où les fleurs jaunes de Catherine font face aux pensées rouges et myosotis roses de Diane ; dans les chambres du château où, ironie du sort ou clin d’œil des décorateurs, un portrait de Catherine de Médicis a été installé dans la chambre de la favorite. Comme pour rappeler que la Reine a eu finalement le dernier mot, reprenant Chenonceau à Diane de Poitiers. La duchesse d’Etampes, également duchesse du Valentinois, se voit ainsi expropriée et ne peut se consoler qu’en son château d’Anet. Le cadeau de Chaumont-sur-Loire fait par Catherine à sa rivale n’a pas eu l’air de lui plaire, semble-t-il, tout du moins, pas autant que Chenonceau.
Ce château ravissant, édifié sur les piles d’un ancien moulin fortifié, chevauche le Cher. Je me souviens de ces petits bonshommes hauts comme trois pommes commentant leur passage dans les cuisines : « Regarde, on dirait le Pont des Soupirs », l’autre répondant : « Ah, je ne sais pas, je n’ai jamais été à Venise ». Ayant moi-même fait le rapprochement, mais étant plus âgée que ces deux petits garçons, j’ai été heureusement surprise de voir des petits visiteurs aussi bien cultivés. Et, en effet, que de soupirs, ont dû se faire entendre quand Louise de Lorraine pleura la mort de son époux. La chambre toute tendue de noir ressemble à une chambre mortuaire. C’est là que Louise venait prier pour le salut de l’âme d’Henri III, qui est mort poignardé par un moine, Jacques Clément. Là encore, l’ironie est que l’on sent partout l’odeur entêtante des lys sauf dans cette chambre où cette senteur qui rappelle les veillées mortuaires et les enterrements aurait pourtant trouvé sa place.
Pour les enfants, ne ratez pas, comme je l’ai fait, le labyrinthe. Je voulais foncer à la Bourdaisière voir le conservatoire de la tomate. Mais je vous en ai déjà parlé sur Casablogs, ainsi que des nombreux autres jardins et potagers de la région.
Le train s’arrête à Chenonceaux, juste devant le château. Prenez donc vos vélos. Comme le soleil est de retour, ce ne pourra être que du plaisir !
Allez sur le site du château de Chenonceaux, pour une visite virtuelle des chambres et un brin d’Histoire. Si vous voulez des renseignements sur le meilleur moyen de vous rendre à Chenonceaux, France Balade vous en donne plein


























