Moulin, grotte, bunker, phare, fort, péniches… ou comment transformer des constructions insolites en habitation, travaux d’hercule pour des passionnés…
quelques fous se disputent lors d’une vente aux enchères à Vannes un sémaphore à Belle Ile. Fin avril, à la cité administrative de Vannes, dans le Morbihan, l’ambiance est tendue. Une vingtaine de personnes attendent patiemment le début de la vente aux enchères organisée dans le cadre de la restructuration de l’armée française. En jeu, un bien exceptionnel et insolite : le sémaphore de Taillefer, à Belle-Ile, haut de 6,50 mètres et offrant une surface habitable de 300 mètres carrés, mais surtout une vue imprenable sur l’océan et la côte sauvage de l’île. Onze minutes de suspense, et c’est finalement un Marseillais installé en Belgique qui emporte l’affaire pour 572 000 euros. Il projette de transformer le sémaphore en atelier d’artiste.
Cette anecdote est une histoire parmi d’autres. L’état, les régions cherchent à se défaire de nombreux forts et sémaphores qu’ils n’ont plus les moyens d’entretenir.
Je connais bien l’île de Port Cros, gérée par le Parc National, elle est parsemée de plusieurs forts. Depuis plusieurs années, le Parc cherche un repreneur pour certains de ses forts dont celui sur la baie de Port Mans en face de l’île du Levant. Après avoir discuté avec Jérome Seydoux, pendant longtemps, la concession du fort a été cédée, sous la forme d’un bail très longue durée, à Yann Arthus-Bertrand qui a entrepris de le restaurer entièrement.













